Skip to main content

SCHWARTZ Léonard

Chimiste (★ Mulhouse 28.3.1802 † Mulhouse 2.11.1885). Frère d’Édouard Schwartz ©. ∞ 5.9.1833 à Mulhouse Judith Thierry-Mieg; 4 enfants. Scolarité à Sainte-Marie-aux-Mines, puis au lycée de Nancy. Il fréquenta entre 1820 et 1822 le laboratoire de Thénard à Paris. Il entra par la suite dans la manufacture Schlumberger-Grosjean que dirigeait son frère Édouard ©. En 1828, il partit pour Moscou où il travailla comme chimiste dans l’usine Titoff (1828-1832). Pour des raisons de santé, il se vit obligé de quitter la Russie et il s’établit à son compte. Il étudia particulièrement le rôle fixateur de la vapeur d’eau dans l’impression sur tissus. Sa santé ne lui permit pas de continuer à diriger sa propre usine. Il entra dans l’établissement J. J. Zurcher et Cie, puis chez Isaac Schlumberger et Cie. Il y travailla surtout le traitement des résidus provenant de la teinture en garance. Im s’associa à Thierry-Mieg et Cie pour exploiter ses recherches; il obtint en 1843 son premier brevet d’invention. Son procédé fut exploité jusqu’en 1872, puis remplacé par l’alzarine artificielle. Adjoint au maire de Mulhouse (1843-1849), organisateur des salles d’asile (écoles maternelles), actif à l’Asile agricole de Cernay.

Schwartz publia une dizaine d’études dans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse notamment : Essai sur le chauffage à la vapeur appliquée à la teinture » ; « Sur la mesure des hautes températures » et « Sur la mesure des tirages des cheminées.
E. Mieg, « Notice nécrologique de Léonard Schwartz », Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1886, p. 277-286; E. Meininger, Tableaux généalogiques de la famille Schwartz, Mulhouse, 1924, n° 63; A. Brand, « Essai sur les Mulhousiens en Russie au XIXe siècle », Bulletin du Musée historique de Mulhouse, 1959, p. 77-97 ; R. Oberlé, « Industrie et agriculture au XIXe siècle; l’œuvre du patronat mulhousien », Histoire de l’Alsace rurale, p. 357.

† Raymond Oberlé (1999