Skip to main content

LOUIS-DREYFUS Léopold

Armateur, (I) (★ Sierentz 5.3.1833 d. Paris 9.4.1915).

Fils de Louis Dreyfus, marchand de bestiaux, et de Victoire Hildenfinger. ∞ 1.8.1860 à Sierentz Émilie Lang (★ Sierentz 29.1.1840), fille d’Isaac Lang, marchand de vins, et de Rose Aron ; 7 enfants. Après avoir appris le métier avec son père, Dreyfus se mit à son compte à dix-sept ans, conclut une première transaction internationale entre le Sundgau et Bâle et fonda en 1851 une société dont la raison sociale eut recours au prénom de son père, Louis-Dreyfus & Cie. Installé d’abord à Berne, puis à Zurich à l’époque du Second Empire, il importait du blé de Hongrie, de Roumanie et de Russie. Après la guerre de 1870, il opta pour la nationalité française, s’établit à Marseille, puis à Paris en 1875 où il cumulait les activités d’affréteur, d’armateur, d’arbitragiste et de banquier. Pour éviter les immobilisations dans le port d’Odessa, très embouteillé, il utilisait dans la mer d’Azov et dans la mer Noire une flotte de petits vaisseaux, à voile ou à vapeur, sous pavillon russe, qui ravitaillaient des navires céréaliers affrétés pour transporter les grains dans les ports de la Méditerranée et jusqu’à Liverpool. Au début du XXe siècle, Louis-Dreyfus & Cie était une entreprise de dimension mondiale, avec près de 150 agents commerciaux installés sur tous les continents, et son patron était un des leaders mondiaux du marché du blé. Un siècle et trois générations plus tard, les Louis-Dreyfus représentent une des premières fortunes de France, présents dans l’armement, le négoce international et les télécommunications (Neuf Télécom).

À l’occasion de son centenaire, la maison Louis-Dreyfus & Cie rend hommage à son fondateur…, novembre 1951 ; H. Coston, Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires, 1975, p. 364-370 ; T. Gaston-Breton, « Grandes familles, 23, les Louis-Dreyfus », Les Échos, 31.8.2000 ; M. Hau et N. Stoskopf, Les dynasties alsaciennes, Paris, 2005, p. 225-227.

Nicolas Stoskopf (2006)