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TREITLINGER Jean Chrétien II

Journaliste et bibliothécaire. Frère de François Louis Treitlinger ©. Études de philosophie et de droit à partir de 1775. Sa thèse présentée en 1783 porte sur la dîme ecclésiastique, De origine decimarum ecclesiasticorum. Collaborateur dès cette année de la Privilegierte Strassburger Zeitung, dite gazette de Strasbourg, fondée par Steinmann en 1764, Treitlinger ouvrit en 1785 un comptoir de journaux pour recevoir des annonces à publier dans les Strassburger Frag und Anzeigungs Nachrichten (feuille d’affiches hebdomadaire), pour débiter les périodiques imprimés en ville et pour collecter des souscriptions aux journaux édités ailleurs. Treitlinger était alors auteur des deux périodiques strasbourgeois. En 1786, il ouvrit, place d’Armes (actuelle place Kléber) une salle de lecture de journaux, selon le modèle de celle de Mayence, ainsi qu’une bibliothèque riche de 966 volumes. Dans ses lettres au préteur royal Gérard ©, Treitlinger se plaignit de la rigidité de la censure locale alors que les bourgeois pouvaient facilement lire des gazettes étrangères. Il prétendait au mois de juillet 1786 qu’il n’aurait plus qu’une cinquantaine d’abonnés à la fin de l’année. Il reprit alors le projet de Blessig © de publier un journal en français avec des extraits de gazettes françaises et des traductions de périodiques anglais, allemands et italiens. Le Magistrat de la ville lui refusa l’autorisation de parution. N’ayant qu’un patrimoine de 4000 £ et étant débiteur de 27000 £, Treitlinger quitta furtivement la ville, vraisemblablement à l’automne 1787. Il devint à Hambourg secrétaire du délégué de l’empereur. Son frère François Louis © s’efforça de rembourser les créanciers. Frédéric Rodolphe Salzmann ©, l’un des principaux créanciers, devint ainsi propriétaire de la salle de lecture et du comptoir de la presse.
Archives municipales de Strasbourg, AA 2659; Knod, Die alten Matrikeln der Universität Strassburg, 1621 bis 1793, I, p. 113 et 449 et II, 662; H. Molz, Die elsässische Presse im 18. Jahrhundert bis zum Ausbruch der Revolution, 1937, p. 58-73.

† Jean-Pierre Kintz (2001)