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SAINT-AUBIN Camille

Écrivain, publiciste et membre du Tribunat (★ Alsace vers 1758 † Paris 1822). Ayant quitté l’Alsace à la veille de la Révolution, il ne commença à prendre part aux débats politiques et à se faire connaître par ses écrits qu’à l’époque de l’élaboration de la Constitution de l’an III (1795). S’occupant particulièrement de finances, de statistiques et de questions juridiques, il fit insérer dans L’ami des lois ou dans Paris une série d’articles alliant raisonnement et sarcasme. Ami de Lecoulteux et de Canteleu, membre du Conseil des Anciens, il devint tribun en 1801 et fit partie de la faible minorité qui osa s’opposer à certaines vues du pouvoir. En 1802, il fut évincé du Tribunat avec Benjamin Constant et Ganilli. En 1819, il assura un cours public de statistiques et de finances à l’Université de Paris.

Parmi les ouvrages publiés : Sur la mobilisation des deux tiers de la dette publique, 1797 ; Réflexion sur la révolution du 20 Pluviôse concernant les parents d’émigrés, 1799 ; Réflexions détachées sur l’emprunt de 100 millions, 1799 ; Le change, le pair du change et les arbitrages expliqués, 1811 ; L’industrie littéraire et scientifique liguée avec l’industrie commerciale et manufacturière, 1816-1817 ; Essai sur la contrainte par corps, à l’occasion du projet soumis aux chambres, 1818.

Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l’Alsace, Rixheim, t. 2, 1910, p. 634 ; F. L’Huillier, Recherches sur l’Alsace napoléonienne, Strasbourg, 1947 ; Z.-E. Harsany, La vie à Strasbourg sous le Consulat et l’Empire, Strasbourg, 1977, p. 41 ; Encyclopédie de l’Alsace, XI, p. 6570 ; Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l’Empire 1789-1815, t. 2.

Jean-Georges Guth (1998)