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Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace – Lettre L

Par 10 mars 2020 juin 15th, 2020 Pas de commentaires

Le fascicule L du Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est paru en février 2020.
Il comporte quelques notices « lourdes ». Comme les notices en Land… Dans le Deutsches Rechtwörterbuch, fichier incontournable des institutions historiques de l’espace germanophone, elles occupent quelque 800 colonnes, 400 pages.
Dans ce fascicule, le DHIA a retenu celles qui sont tout particulièrement pertinentes pour l’Alsace. Comme Landgraviat/Landgrafschaft, – celui de Haute-Alsace, et celui de Basse-Alsace –, ces fiefs institués par l’Empereur et confiés à partir du XIIe siècle à de puissants seigneurs. Ou Landesrettung, cette proclamation de la patrie en danger des états de l’Alsace/Landstände – Landgraviats, seigneurs, villes –, qui témoigne de la conscience patriotique d’une « patria communis Alsatiae » à partir du XIVe siècle.
Autre notice importante : Langues de l’Alsace. Celles qui ont été en usage sur cette aire particulière située entre Vosges et Rhin, à l’est de la frontière linguistique germano-romane. On exigera volontiers à partir de la Révolution française que la frontière linguistique recouvre la frontière politique, ou par contrecoup, à partir de 1814, que la frontière politique recouvre la frontière linguistique.
Dans les diocèses catholiques de l’Alsace, selon le rite romain, on célèbre et l’on chante en latin, et en allemand dans les paroisses protestantes, du moins les dimanches et fêtes (Liturgie). Les langues populaires reprennent leurs droits pour les loisirs des enfants et de leurs parents, jeux de plein air et d’intérieur des veillées paysannes et des cabarets, regroupés en une notice « Loisirs », auxquels les Alsaciennes et Alsaciens sont si attachés que les autorités s’en plaignent volontiers.
De « Laboureur/Bauer », ce pilier de l’économie et de la société alsaciennes, à « Luxe », qui traite des lois somptuaires qui devaient limiter les excès d’ostentation et de dépenses, tout particulièrement dans les noces et banquets, le lecteur parcourra un peu plus de 160 notices, en un fascicule particulièrement fourni.
La livraison du Dictionnaire de février 2020, coïncide avec le Centenaire de l’Université de Strasbourg, qui est aussi celui de l’Institut d’histoire de l’Alsace créé dans l’Université, expression de « l’attachement des Alsaciens pour leur petite patrie », avaient proclamé ses fondateurs??! Le DHIA, projet de recherche de l’Institut d’histoire de l’Alsace, figure dans ceux de l’équipe de Recherche de la Faculté des Sciences historiques.
En partenariat avec la Fédération des Sociétés d’histoire, l’Institut et le Dictionnaire ont parcouru la première moitié de l’alphabet : témoignage de vitalité d’un centenaire et de l’attachement des Alsaciens pour leur petite patrie?! En novembre encore, suite aux accords passés entre Université et Institut, la Fédération et la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, le DHIA est mis en ligne progressivement sur un site lié à la BNU, selon les modalités appliquées pour la Revue d’Alsace. Outre sa version imprimée, qui continue de paraître et de prendre place sur les rayons des bibliothèques, le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace numérique est désormais accessible à tous.

Le groupe de recherches du DHIA