VAULTRIN DE SAINT-URBAIN François de Sales

 

Écuyer, secrétaire à l’Intendance d’Alsace, architecte, inspecteur des bâtiments publics et communaux, négociant (C) (★ Nancy, Saint-Sébastien 17.7.1752, † Paris 2.12.1815).

Fils de Charles Benoît Vaultrin, écuyer, avocat à la cour et de Marie Anne de Saint-Urbain, artiste graveuse. I  28.10.1777 à Nancy, Saint-Epvre, Thérèse Montigny (★ Nancy vers 1755, † après le 7.2.1782), fille de Rémy Montigny, directeur de l’abonnement de Lorraine, et Marie-Louise Deschamps. II  18.3.1783 à Strasbourg, Saint-Pierre-le-Jeune, avec Marie Joséphine Polti (★ Strasbourg 8.11.1765, † Paris 9.3.1816), fille du négociant Joseph Polti et de Marie Salomé de Christé, 6 enfants.

Issu d’une lignée de juristes par son père et de graveurs nancéens par sa mère – dont les talents artistiques ont été appréciés à Vienne auprès de l’impératrice Marie-Thérèse –, François est admis, le 15.5.1765, à l’académie militaire technique des ingénieurs, à Vienne, sous le nom de Vaultrin de Saint-Urbain. Il quitte l’académie le 5.7.1772 pour rentrer en Lorraine aux côté de son frère Henri Ferdinand, qui en a été pensionnaire depuis 1758. En février 1777, François se trouve à Versailles pour solliciter un emploi. Employé comme secrétaire à l’Intendance d’Alsace, à Strasbourg, il est nommé par une ordonnance du 17 mars 1780 de l’intendant Chaumont de la Galaizière ©, au poste d’inspecteur des bâtiments publics et communaux « dans l’arrondissement des baillages de Barr, Benfeld, Dachstein, Mutzig, Ban de la Roche, Guirbaden, Schirmeck, Obernai, Rosheim, la partie des communautés dépendant des terres de la Noblesse et du Grand Chapitre qui sont situées au midi de la Ville de Strasbourg ». Il est ainsi chargé, à l’instar de ses collègues Ritter ©, Burger ©, Zeller © et Salins ©, de la surveillance des bâtiments et de la projection de constructions neuves dans une vaste circonscription du sud de la Basse Alsace. Après la réforme initiée par l’assemblée provinciale en 1787 et la suppression des postes d’inspecteurs des travaux publics et communaux, Vaultrin de Saint-Urbain abandonne la carrière d’architecte pour celle de « négociant », tout en restant à Strasbourg. En l’an II, il demeure au 27 rue Dagobert, en l’an IV et l’an VI, il demeure au 9 rue du Dôme. Parmi les rares réalisations qui lui sont attribuées figurent la Porte de Strasbourg à Erstein (1783) et l’église agrandie de Dieffenbach-au-Val (1785), d’inspiration néoclassique.

 

 

Fabien Baumann (décembre 2015)

Sources :

ABR, 32J 2 ; Fabien Baumann, « Les architectes d’arrondissement et la transformation du paysage communal au XIXe siècle », RA, 134, 2008, p. 271-290. Roger Lehni, « Gabriel Ignaz Ritter (1732-1813) » par, NDBA, t. 31, 1998, p. 3244-3246 ; Roger Lehni, « Nicolas Alexandre Salins (1753-1839) », NDBA, t. 32, 1998, p. 3350-3351 ; Yves Bonnel, « François Martin Burger (1747-1804) », NDBA, t. 21, 1993, p. 1979-1980 ; Théodore Rieger, « François Antoine Zeller », NDBA, t. 41, 2003, p. 4363. Henri Lepage, Ferdinand de Saint-Urbain, Nancy, 1867, p. 39. Alain Petiot, Les Lorrains et l’Empire. Dictionnaire biographique des Lorrains et de leurs descendants au service des Habsbourg de la Maison d’Autriche, Paris, 2005, p. 496.