Menuisier, sculpteur sur bois et peut-être architecte strasbourgeois. Cité pour la première fois le 18. Octobre 1618 dans les archives de la Ville comme Bildhower (ms. L. Schneegans n° 383, Archives municipales de Strasbourg, XIII, memor. 1618, f°85a). En 1625, il sollicita du Conseil de la Ville l’autorisation de se rendre aux Pays-Bas pour parfaire sa formation : meherer experientz zu machen et zu erlernung der fortifi cation und andere Gebiete en vue d’une qualification comme Werkmeister. Aucun document ne fournit la preuve qu’il soit parvenu à ses fins et, qu’il ait brigué le poste de l’architecte Schoch ©. Deux ans après, il est cité comme Schreiner (menuisier) et comme sculpteur sur bois (Schnitzer) qui confectionne des modèles et des maquettes en bois (Modelle und Visierungen aus Holz). Le 13 août 1628, le conseil de fabrique de la paroisse protestante Saint-Nicolas de Strasbourg attesta l’achèvement par Spitz de sa chaire : verfertigte also die Kanzel zu St. Niclaus Hans Jacob Spitz. Mais il semble que le Conseil ait quelque peu différé le paiement de ces travaux, car Spitz manifesta l’intention de transporter son ouvrage à Molsheim (L. Schneegans, n° 343, XXI, 1628). Il n’en a rien été, car cette chaire d’un maniérisme, Renaissance assez spectaculaire, est encore conservé à Saint-Nicolas, bien qu’amputé de son abat-voix monumental après la guerre de 1940-45. Il faut noter cependant qu’en 1627, Spitz se plaignait de la tribu des Menuisiers qui l’aurait forcé à abandonner ce métier, exercé par lui depuis 13 ans, vraisemblablement au service de la Ville. Le 30 janvier 1628 le Zunftmeister de la tribu des Maçons, Hans Philipp Hürn, requérait contre Hanns Jacob Spitz pour des raisons de négligence professionnelle.
Archives départementales du Bas-Rhin; Archives paroissiales de Saint-Nicolas 2 G482C ; Archives de l’Ancien Régime; Archives Louis Schneegans, à la Bibliothèque municipale de Strasbourg, Cat. ms. 1923, feuillets n° 243n, 376, 385; V. Beyer, « La chaire à précher de l’église protestante Saint-Nicolas de Strasbourg », Cahiers alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire, t. XXXVI (1993), p. 251-254.
Victor Beyer (2006)




