Compositeur, chanteur et maître de chapelle à la cathédrale de Strasbourg, (C) (★ Steingaden, Haute Bavière, 4.5.1763 † Strasbourg 8.9.1819). Fils d’Anton Spindler, chirurgien et de Marie NN. ? Joséphine Caroline Schwarzwald. Sa présence est attestée successivement comme chanteur au théâtre d’Augsbourg (1782), acteur à Innsbruck (1786-1787), acteur et chanteur à Bmo (vers 1790), membre de la chapelle du prince évêque de Johannisburg (Prusse orientale), aujourd’hui Pisz, (Pologne). Il se fixa ensuite plusieurs années à Wroclav (Breslau) à partir de 1793, fit un séjour à Vienne, puis mena une vie itinérante. En 1807, il vint à Strasbourg comme basse, dans la troupe de Wilhelm Vogel, qui avait obtenu le droit de jouer de 1805 à 1808. C’est ainsi que furent créés au théâtre Saint-Étienne son mélodrame Salomon’s Urtheil (25 août 1807) et son Singspiel en deux actes, Das Waisenhaus oder Der Triumph mütterlicher Liebe (livret de F. Moll, 1er décembre 1807). Après l’interdiction du théâtre allemand comme institution permanente, Spindler fut nommé maître de chapelle de la cathédrale, à la suite de L. Wolff. Il réintroduisit l’exécution d ‘œuvres concertantes pour les grandes fêtes religieuses et les cérémonies importantes. Il prit d’autre part la direction de l’orchestre de la Société des amateurs de musique où il fit exécuter sa dernière œuvre, l’oratorio Die Hirten an der Krippe (perdu), le 10 mars 1819. En 1815, il fut nommé professeur de chant à l’École normale.
La bibliothèque musicale de l’Union Sainte-Cécile conserve, au Grand Séminaire, une quinzaine de ses œuvres manuscrites: des motets et des offertoires, une messe brève à 4 voix et instruments à vent, une messe en faux-bourdon à 4 voix et orgue, deux Requiem et deux Te Deum, dont le premier, en do majeur, emprunte son chœur final à la Création de Haydn. Les œuvres dramatiques de Spindler sont perdues.
Die Musik in Geschichte und Gegenwart (article de A. Würz) ; Catalogue des manuscrits musicaux anciens conservés en Alsace, Strasbourg, 1996; G. Honegger, « La musique à Strasbourg au XIXe siècle à l’époque française », Revue d’Alsace, 1997, p. 151-183; R. Münster, « Der Komponist Stanislaus Spindler aus Steingaden », Lech-Isar-Land, Weilheim in Ob., 1997, p. 213-228 (avec catalogue des œuvres) ; H. Riemann, Musik Lexikon, Mayence, 1961 (date de naissance erronée).
Geneviève Honegger (2000)




