SCHULTZ Guy

Président d’université (★ 31.5.1946). Fils de Jean Schultz et de Mariette Wantz; ∞ 1970 Geneviève Dinten; 2 enfants. Après des études secondaires au lycée Lambert de Mulhouse et un baccalauréat obtenu en 1964, G. Schultz a fait des études supérieures à Mulhouse puis à Strasbourg. Il a soutenu une thèse au CERN de Genève sous la direction de Georges Charpak et Fabio Sauli en 1976. Jusqu’à sa soutenance, il a été assistant au Centre Universitaire du Haut-Rhin-Mulhouse de 1969 à 1971, puis à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg de 1971 à 1976. Retourné à l’Université de Haute-Alsace, il a exercé les fonctions de maître-assistant puis, à partir de 1981, de professeur. Dès les années 1980, il a assumé, parfois concurremment, de nombreuses responsabilités administratives d’une part au sein de son Unité de Formation et de Recherche et d’autre part pour l’Université: chef du département GEII (Génie Electrique et Informatique Industrielle) de 1984 à 1987, directeur fondateur du Laboratoire d’électronique (LAB. EL) pour ne citer que ces deux tâches accomplies au sein de l’IUT Mulhouse, membre élu du Conseil scientifique de l’UHA (de 1986-1999), du Conseil des études et de la vie universitaire de l’UHA (1995-1999) et du Conseil d’administration de l’UHA (1999-2003). Deux dossiers principaux lui ont été confiés, avant qu’il n’assume la direction de l’IUT puis celle de l’UHA: de 1987 à 1989, il a été le chargé de mission auprès du président de l’Université pour préparer la création de l’École supérieure des Sciences appliquées pour l’ingénieur de Mulhouse (ESSAIM). Ensuite, de 1995 à 2003, il a été directeur du Centre régional associé au CNAM du Haut-Rhin, l’un des plus anciens de France puisque créé en 1956: à ce titre, il a préparé la régionalisation de cet organisme qui est, à son départ, devenu l’ARCNAM Alsace. Il a d’ailleurs fait partie de la Commission des études du CNAM-Paris de 1997 à 2003. Pendant sa direction de l’IUT (1999-2002), il a créé un nouveau département (Service Réseaux et Communication), quatre licences professionnelles, et une équipe de recherche en Mécanique des Matériaux reconnue par l’UHA comme équipe en émergence.
Depuis son élection de président de l’UHA en juin 2002, Guy Schultz a mis en place l’énorme chantier du schéma européen de l’Enseignement Supérieur (dit schéma LMD): il a, avec son équipe et en s’appuyant sur des chargés de mission au sein de chacun des grands domaines, procédé à la clarification de l’offre de formation en l’organisant en quatre domaines et quinze mentions de master, offre validée par le ministère. Il a procédé à l’intégration de l’École nationale supérieure de chimie de Mulhouse (ENSCMu) dans l’UHA. De même que l’enseignement, la recherche a été restructurée, en six grands pôles avec reconnaissance de deux nouvelles équipes (en agronomie et en télécommunications, toutes deux sises à Colmar). Il a consolidé les opérations de valorisation de la recherche par la création d’un Service d’Activités Industrielles et Commerciales (SAIC) et par le renforcement de la cellule Entreprise-Université. Il lui faut par ailleurs relever le défi du chantier d’un autre site mulhousien de l’Université, celui de la Fonderie qui accueillera en 2007 la faculté des Sciences économiques, sociales et juridiques, tout en menant à bien l’extension de la Maison de l’Université qui abrite les services administratifs (2004-2005), après la construction de la Maison de la Physique (2003-2004), et sans compter les bâtiments colmariens (celui du Laboratoire Vigne, Biotechnologies et Environnement, inauguré à la rentrée 2004 et celui du département Techniques de commercialisation et carrières juridiques début 2006).
En tant que président de l’Université de Haute-Alsace, il a assumé en 2004 la présidence d’Eucor (Confédération européenne des universités du Rhin supérieur qui regroupe les universités alsaciennes, allemandes de Fribourg, Karlsruhe et de Bâle). Il a été pendant l’année 2005-2006 le porte-parole de la Conférence des présidents d’Universités d’Alsace, structure à laquelle il attache beaucoup d’importance dans la mesure où elle permet de mettre en synergie les universités alsaciennes tant dans le domaine de la recherche que dans celui de l’enseignement, ce qui est l’une des bases du système LMD. G. Schultz a par ailleurs présidé, de 1995 à 1999 le Centre Porte Haute, animé par des Jésuites et des laïcs et qui, à Mulhouse, est un lieu important de la rêflexion sur les problèmes de société. Chevalier dans l’ordre du Mérite (2005). Officier dans l’ordre des Palmes Académiques (juillet 1998).

Marie-Claire Vitoux (2006)

Chevalier de la Légion d’honneur en 2016.

Philippe Legin (mars 2022)