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des Sociétés d'Histoire
et d'Archéologie d'Alsace

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Les notices NetDBA


BERESWINDE (Berswinda en all.),

De famille noble et duchesse († Hohenbourg 1.3.690 ?).

Elle fut la mère de sainte Odile et l’épouse d’Etichon, duc d’Alsace sous Dagobert II et la tante maternelle de saint Léger, évêque d’Autun. Lorsque Odile, fillette née aveugle, vint au monde, elle la remit en secret à une nourrice qui la porta à Baume-les-Dames, dans un monastère, car le père voulait faire périr cette enfant. Avec son mari, Bereswinde participa plus tard à la fondation de l’abbaye d’Ebersmunster et mena une vie discrète et pieuse, vie plus discrète encore après la mort de son mari. Elle semble avoir été vénérée comme une sainte à Hohenbourg et des reliques conservées d’elle, furent même exposées au XIIe s. à la cathédrale de Strasbourg. Témoigne de ce fait, le Cantatorium du chantre de la cathédrale, livre qui ne fut connu pourtant qu’en 1928. Ses reliques ont disparu au cours des siècles. Si aucune image d’elle n’est conservée, elle est pourtant représentée sur le célèbre tapis de sainte Odile à Saint-Étienne dans trois scènes : lors de la naissance et du baptême de sainte Odile et à la mort d’Etichon. Son sarcophage de pierre se trouvait de 1617 à 1753 dans la chapelle des Anges du Mont Sainte-Odile ; aujourd’hui, on peut le voir dans la chapelle de la Croix.

Cantatorium Argentin, (v. Alpais) p. 97 f ; Albrecht, History von Hohenburg oder St Odilienberg, 1751, p. 50-56 ; J. Gyss, Odilienberg, 164 ff (1874) ; Pfister, Duché (diction.) (s. Odilia), 52 ff, p. 81-85 ; Clauss, Die Heiligen im Elsass, Düsseldorf, 1935, p. 45-46 ; M. Barth, Die heilige Odilia, 1938, voir à l’index p. 321.

Georgette Krieg (1983)





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