Fédération
des Sociétés d'Histoire
et d'Archéologie d'Alsace

Région Grand EST - Alsace Haut-Rhin Bas-Rhin
L'Alsace
Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace

Les notices NetDBA


BEHR-SIGEL Élisabeth Charlotte

Théologienne, (Pl, puis O) (★ Schiltigheim 2.7.1907 † Épinay-sur-Seine, Seine-Saint-Denis, 26.11.2005).

Fille d’Auguste Charles Sigel (Pl), libraire, et d’Emma Altschul (I) ∞ au Plessis-Robinson, Hauts-de-Seine, 18.2.1933 André Behr, (O) chimiste, émigré russe. Études de philosophie, puis à partir de 1927 de théologie protestante à l’université de Strasbourg et à la faculté libre de théologie protestante de Paris où elle se lia avec des théologiens orthodoxes, tels que Vladimir Lossky et Paul Evdokimov. L’une des premières femmes autorisées à exercer le ministère pastoral, elle fut d’abord vicaire de l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine à Villé-Climont-Saales en 1931, passa l’année 1932 à Berlin et retourna dans sa paroisse comme pasteur jusqu’en 1934. « Déjà intérieurement orthodoxe », selon ses propres termes, elle renonça au pastorat, mais en garda l’espoir qu’un jour les femmes pourraient exercer un ministère analogue au sien dans l’Église orthodoxe, ce pour quoi elle plaida toute sa vie, notamment au Conseil œcuménique des Églises (COE). Avec le père Lev Gillet, elle participa à la création de la première paroisse orthodoxe francophone. Très engagée dans le mouvement œcuménique chrétien, elle fut de 1981 à 1993 vice-présidente de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), dont elle avait été membre dès le début en 1974 et dont la commission théologique la comptait parmi ses principaux membres. Ses amis et collègues de France l’appelaient familièrement « la grand-mère de l’orthodoxie occidentale ». Pendant la guerre, elle avait milité dans la Résistance. Elle enseigna dans divers instituts de théologie et donna des conférences à travers le monde.

Prière et sainteté dans l’Église russe, Paris, 1950 et 1982 ; Un théologien de l’Église orthodoxe (Alexandre Boukharev) en dialogue avec le monde moderne, Paris, 1977 ; en collaboration : La douloureuse joie, Paris, 1981 ; Le ministère de la femme dans l’Église, Paris, 1987 ; Le lieu du cœur : initiation à la spiritualité orthodoxe, Paris, 1989, 2004 ; Lev Gillet : un moine de l’Église d’Orient, Paris, 1993 ; L’ordination des femmes dans l’Église orthodoxe (avec K. Ware), Paris, 1998 ; Discerner les signes des temps, Paris, 2002.

Bopp, p. 513 ; Le Messager n° 51, 2005, p. 2 ; Courrier de l’ACAT, 261-262, 2006, p. 4 (portrait).

Christian Wolff (2007)





Retour à la liste
Mentions légales Plan du site