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des Sociétés d'Histoire
et d'Archéologie d'Alsace

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Les notices NetDBA


AXINGER Joseph

Prêtre et journaliste (★ Strasbourg 1806 † Lipsheim 1888).

Fils de Jean Georges Axinger, né à Wiesenfelden, Bavière, marchand de tabac, et de Marie Barbe Glin de Strasbourg. Ordonné 1831. Élève de Muhe, il se prépara d’abord au professorat ; licencié ès lettres 1827, professeur au lycée royal de Colmar 1828, puis à Guebwiller 1830 ; en 1834, précepteur de la princesse de Dalberg au château de Herrnheim près de Worms, dont il conserva l’amitié ainsi que celle de la famille. En 1835 il est à Paris, pour tenter de se faire un nom : journaliste à l’Univers, il traduisit de nombreux articles de l’allemand en français concernant l’histoire de l’Église catholique et devint prédicateur allemand. Nommé chanoine honoraire d’Evreux par Mgr Salmon du Chatellier (1837) ; créa « l’Œuvre Saint-Boniface » pour les Allemands de Paris, mais n’obtint pas l’accord de l’archevêché de Paris, d’où querelle. Après divers voyages où il intrigua (Paris 1836, Angleterre 1837, Allemagne 1838, Rome 1839, Munich 1840), il finit par s’établir en Alsace, où il fonda l’Observateur du Rhin, dont il fut rédacteur (1843-1844). Mais le ton virulent du journal, lors de la querelle des églises mixtes, indisposa l’évêque ; il fut alors écarté du journalisme et disgracié par l’évêque Raess qui le relégua à Leutenheim comme curé (1844-1852) ; ensuite, curé d’Eschbach (1853-1858), puis à Albé (1860-1866), et enfin à Lipsheim (1866-1888). Plutôt que de se faire oublier, il se querellait sans cesse avec les autorités (maire, instituteur, préfet, secrétaire de l’évêché), ce qui entraîna d’innombrables enquêtes administratives et ses déplacements successifs. C’est avant tout un intellectuel : collaborateur de la Revue de Dublin, de la Revue germanique (Paris), de I’Augsburger Postzeitung, de la Revue Lion (Augsbourg), il traduisit en allemand les ouvrages de l’abbé Olier et de Mgr Ségur, en français, L’histoire de l’Église d’Alzog. Mais comme tel, il ne s’estimait pas à sa place comme curé de campagne. Après 1870, il cessa ses activités, à l’exception de l’enseignement pour les séminaristes exclus du séminaire.

 

Claude Muller (1982)



Sources

L. Ehrhard, Lebenskizze des Herrn Kanonikus Axinger, eines elsässischen Geistlichen, Stbg., 1888, 40 p., ouvrage donnant une biographie laudative, oubliant trop systématiquement les aspects négatifs du personnage. - Portrait : photographie conservée aux archives municipales de Haguenau ; fichier personnes ; Cl. Muller, « La curieuse destinée du chanoine Axinger (1806-1888) », Archives de l’Église d’Alsace, t. 41, 1982, p. 137-212.




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