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et d'Archéologie d'Alsace

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Les notices NetDBA


ANDRÈS Gabriel

Musicien, auteur, militant politique, (C) (★ Erstein 25. 2. 1925).

Fils d’Aloyse Andrès ©, enseignant, et de Marie Madeleine Frindel ∞ 13. 8. 1949 à Strasbourg Blanche Louise Ernst ; 5 enfants. Études secondaires au lycée Fustel de Coulanges, Abitur en 1942. Après avoir commencé des études musicales au Conservatoire de Strasbourg, Gabriel Andrès a été incorporé de force au Reichsarbeitsdienst en été 1943 puis dans la Wehrmacht à partir d’octobre 1943. À partir de janvier 1944, il a été engagé sur le front de l’Est dans la défense antiaérienne, puis dans l’infanterie. À la faveur d’une permission, il a pu s’évader par le Liechtenstein en Suisse où il fut interné jusqu’en janvier 1945. Le jour de son anniversaire, il est revenu sain et sauf à Strasbourg en 1945. Il a repris ses études musicales parallèlement à des études de droit et de musicologie, sanctionnées par une maîtrise en droit et un DES en musique moderne en 1947. Il termina ses études musicales par un prix d’excellence en violon (1948) et un premier prix de direction d’orchestre. De 1948 à 1950, il a enseigné la musique au lycée Kléber. En 1950, il a réussi le concours d’entrée à l’orchestre municipal où il fit sa carrière professionnelle jusqu’en 1983. En tant que musicien, Gabriel Andrès a été le créateur de l’ensemble de musique de chambre « Musica da Ion Caméra » qui a régulièrement donné des concerts entre 1955 et 1980 à Strasbourg, Colmar Kehl, Radio-Karlsruhe et aussi au festival de Strasbourg en 1956. En 1964, il a succédé à son père comme critique d’art au Nouvel Alsacien, fonction qu’il exerça jusqu’à la disparition de ce quotidien en 1986. Gabriel Andrès collabore encore aujourd’hui à divers périodiques (Saisons d’Alsace, Annuaire des quatre cantons, Dialogues Transvosgiens) et à différents almanachs (Neuer elsässer Kalender et Almanach Saint Joseph). Il est l’auteur d’un conte de Noël en dialecte joué par le Théâtre Alsacien de Strasbourg et d’un plaidoyer à la mémoire de Joseph Rossé, parue en 2003 à Colmar. Il prépare une Petite histoire du Théâtre à Strasbourg ainsi que deux publications sur Noël et Pâques (Mein Weihnachtsbuch et Mein Osterbuch).

Gabriel Andrès est actuellement un des rares écrivains bilingues alsaciens. Politiquement parlant, il est autonomiste militant et était directeur du mensuel Rot un Wiss de 1987 à 1997, et à ce titre, fut mêlé à des poursuites judiciaires. À plusieurs reprises, il fut candidat, sans succès, aux élections cantonales à Strasbourg-Sud (1970) et aux élections régionales (1992). Son oncle Célestin (★ Erstein 18.5.1880 † Erstein 30.9.1965), a laissé une réputation d’artiste peintre. Après avoir fréquenté l’École des Arts décoratifs de Strasbourg (1898-1900), il s’établit comme professeur de dessin à Erstein et se spécialisa dans la décoration d’églises (Hilsenheim, Rhinau, Grendelbruch, La Vancelle et Siltzheim entre autres) et des coulisses des théâtres d’amateurs dans les localités importantes de l’Alsace (Erstein, Obernai, Sélestat et Colmar).

 

François Joseph Fuchs (2004)



Sources

François Lotz (en collabor. avec J. Fuchs, L. Kieffer, R. Metz), Artistes-peintres alsaciens de jadis et de naguère 1880-1982, Kaysersberg, Éditions Printek, 1987, II, p. 17-18.




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