Compter, peser, mesurer. Avec la Révolution, la façon multiséculaire d'apprécier les distances et les longueurs, les superficies, les volumes et les poids, ne disparaît pas brusquement avec l'avènement du système métrique qui se veut rationel et uniformisateur. En effet, les pratiques et les mentalités populaires accusent parfois un certain retard sur les décisions officielles. Traditionnellement, cette double opération de comptage et de mesurage est à la fois rudimentaire, pragmatique quant à ses méthodes et très changeante dans l'espace tant il est courant qu'elle varie d'une région voire d'une localité à l'autre. Il serait donc illusoire de vouloir donner des recettes applicables à toutes les époques et à tous les endroits. On se contentera de fournir au lecteur des ordres de grandeur, tout en exposant les raisons qui ont dicté les choix métrologiques dans l'Alsace d'autrefois.
1re PARTIE
Les autorités : une volonté de clarification et de contrôle
Les usagers : plaidoyer pour l'imprécision
Sources et bibliographie générale
2e PARTIE
Apprécier les longueurs : l'homme étalon
Mesurer les quantités
Estimer les superficies : à l'aune des activités quotidiennes
3e PARTIE
Des volumes aux poids : mesures caves pour les grains
Menus grains et autres matières sèches
Des contenances en liquides